Je trouve que les personnes en souffrance au travail manquent de lieu où pouvoir dire ce qui pèse. Et trouver du soutien auprès de personnes qui comprennent ce qu’elles vivent.
Alors j’ai décidé de créer des groupes de paroles Souffrance au travail.
Voir les dates et les modalités d’inscription
Mal au travail : du stress chronique au burn-out
Au tout début, au travail, il y a souvent comme un malaise, un mal-être qui ne dit pas encore son nom. Au fond de soi, une petite voix qui dit « Attends, quelque chose ne va pas ». Si vous savez l’entendre et agir en conséquence, ce qui suit ne vous sera probablement plus utile.
Mais comme nous avons appris à ne pas nous écouter, soit nous ne l’entendons pas, soit nous ne voulons pas l’entendre. Et nous continuons, comme si de rien n’était.
Lorsque la situation commence à devenir « un peu tendue en ce moment », le mécanisme d’isolement s’enclenche, quasi-inexorablement. Pas le temps de discuter, pas trop d’occasions de se confier ou d’être compris.
Et avec l’isolement, les chances de s’en sortir par le haut diminuent.
Parce que l’on se sent fort, ou parce que l’on estime ne pas avoir le choix, on cherche à TENIR.
Tenir jusqu’au week-end, jusqu’à la fin du projet, jusqu’aux vacances, etc…
Oui mais voilà, le week-end, la fin du projet comme les vacances n’apportent qu’un répit temporaire. Et le mécanisme reprend, en même temps que le travail.
Et les jours s’enchaînent, et le corps encaisse. Le mode pilote automatique s’active sans que l’on en prenne bien conscience.
Puis surviennent le cynisme, l’irritabilité, l’émotivité. Bref, ça déborde.
Et si l’on se dit qu’il faut tenir encore, les jours s’enchaînent (et nous enchaînent) dans un cycle infernal surinvestissement pour compenser l’épuisement.
Jusqu’à ce que le corps hurle STOP. Et là, le choix que notre cerveau refusait de faire, c’est le corps qui le fait, à notre place et à notre grand désarroi : « Mon corps ne me réponds plus ».
Vous vous reconnaissez ?
Si vous êtes déjà convaincu.e des bienfaits de la parole, vous pouvez retrouvez les dates et modalités d’inscription.
En parler ? Pour quoi faire ?
Etre entendu nourrit deux besoins fondamentaux
L’être humain vient sur terre avec deux besoins fondamentaux : être lui-même et faire partie d’une communauté. Il les gardera jusqu’à sa mort.
Donc ceci est valable quel que soit le stade où vous en êtes, du « Attends, quelque chose ne va pas » à « Mon corps ne me répond plus ».
Pouvoir en parler sans craindre d’être jugé (faible, fragile, tire-au-flanc, …) vous permet d’être accueilli tel que vous êtes. Ce qui est plutôt rare.
Pouvoir ressentir que d’autres comprennent ,ce que vous vivez, le vivent actuellement ou l’ont traversé, vous permet de faire partie d’un groupe. Vous vous sentez moins seul, quelque part, c’est rassurant.
Or si vous vous sentez mal au travail, il est fort probable que ces deux besoins ne soient plus nourris.
Comment se sentir « appartenir » lorsque la communauté professionnelle vous ignore ou pire, dans les cas de harcèlement, se retourne contre vous ?
Comment se sentir « accueilli » lorsque vos proches, votre famille ou vos amis sont dans le déni, « T’inquiètes pas, ça va aller » ou pire, le reproche « Tu t’es toujours trop investi dans ton travail » ?
En résumé, être entendu est doublement précieux.
Voir les dates et modalités d’inscription.
Parler aide
Les mots ont bien plus de pouvoir que ce que nous croyons.
Dire et écrire aident à mettre de la distance : entre ses problèmes et soi, ses ressentis et soi, ses interprétations et les faits.
Lorsque nous sommes en souffrance, tout est compacté, dense et douloureux. La moindre contrariété ouvre un boulevard à des émotions désagréables : colère, tristesse, anxiété.
En parvenant à insérer un petit peu de distance avec ce qui nous impacte, nous prenons un petit peu de recul. La douleur est toujours là. Evidemment, il ne s’agit pas de la tenir à distance en se convainquant qu’elle n’existe plus. Ce serait la pire méthode à suivre. La distance nous aide à mieux voir ce qui nous fait souffrir, et à mieux voir les choix dont nous disposons.
Imaginez devoir escalader une paroi en gardant le nez collé dessus, sans possibilité de prendre un peu de recul pour étudier votre parcours. Vous voyez ce que je veux dire ?
Donc sortir les mots de soi aide à mieux voir ses maux.
Voir les dates et modalités d’inscription.
Ecouter aide au moins autant
Mettre de la distance n’est pas facile lorsque l’on vit au quotidien dans ce qui nous fait souffrir. Et c’est souvent en entendant un.e autre raconter son parcours que l’on prend conscience d’un point important pour soi. L’autre agit alors, sans le vouloir, comme un miroir.
Et pour l’avoir souvent pratiqué et constaté dans d’autres groupes, d’autres contextes, il y a toujours quelque chose de soi qui résonne chez chacun des autres membres du groupe.
Certain.es considèrent que les groupes ne se forment pas au hasard et qu’il s’agit d’une forme de synchronicité. Peut-être.
Mais je suis intimement convaincue que notre humanité commune est aussi une explication à ce phénomène. Aussi étonnant que cela puisse paraitre tellement nous pouvons être différents, nous avons les mêmes besoins.
Ecouter les problèmes des autres aide à comprendre ses propres problèmes.
Voir les dates et modalités d’inscription.
Le groupe a ses propres (super) pouvoirs
Chaque membre apporte au groupe son propre parcours, fait de blessures, de douleurs, d’interprétations et d’expérimentations.
Le groupe est donc riche d’une diversité d’expérimentations et de ressentis.
Et lorsqu’il s’agit de trouver comment mettre de la distance, cette diversité de regards augmente considérablement les solutions possibles.
Là où chacun, individuellement, peut se trouver pris dans un engrenage destructeur, le groupe pourra aider chacun à voir différentes manières d’en sortir.
Voir les Dates et inscriptions
Pourquoi cette proposition ?
Je m’appelle Isabelle Chaussod et je vous propose d’assurer le cadre et l’écoute lors de ces groupes de travail.
J’ai expérimenté la souffrance au travail comme salariée, comme représentante de salariés et comme représentante d’employeur.
Après un burn-out en 2022, j’ai commencé à me former à la Communication Non Violente, au départ pour aller à la rencontre de mes besoins. Depuis, je la pratique régulièrement avec d’autres personnes formées. Et j’ai pu constater la puissance de l’écoute et d’un groupe face aux aléas de l’existence.
J’ai aussi dévoré tout ce que j’ai pu trouver sur la souffrance au travail, la psychologie du travail, le harcèlement, la manipulation et différentes manières de se libérer des traumas.
Je devais comprendre pourquoi on peut perdre sa vie au travail, et comment on peut sortir de cette souffrance destructrice.
Je ne prétends pas avoir toutes les réponses, mais je me sens en capacité d’écouter et d’apporter quelques réponses aux questions que peuvent se poser les personnes qui vivent directement ou indirectement une situation de souffrance au travail.
Voir les dates et modalités d’inscription.




