Un salarié sur deux : dont vous ?
J’ai lu la nouvelle ici
https://fakirpresse.info/lame-de-fond-13-millions-de-salaries-en-detresse-psychologique/
L’article précise que cela représente un salarié sur deux. 50 % des français.es embauché.es souffrent psychiquement de leur travail.
Je connais les épidémies virales et bactériennes, mais pas en « santé mentale ».
Alors on fait quoi contre ça ?
13 millions de salariés. Et moi ?
Aussitôt, je ressens un cocktail émotionnel très désagréable. Tristesse, colère, désespoir aussi. Avec une pointe de honte et de culpabilité.
Pourquoi ?
J’ai bouffé de la souffrance au travail pendant 4 ans. Je l’ai ressentie personnellement, j’en ai été témoin impuissante en tant que collègue et en tant que représentante d’employeur, j’ai agi comme j’ai pu en tant que représentante de salariés.
Cette souffrance, je l’ai auscultée, disséquée même, jusqu’à comprendre pourquoi et comment on se met dans le rouge, pourquoi et comment on réussit à en sortir. Je peux dire sans mauvais jeu de mot qu’elle m’a travaillée et me travaille encore. Et ce que j’ai trouvé m’a tellement aidée !
Aujourd’hui je vais bien. Et je continue d’approfondir mes recherches et d’expérimenter, sur moi, pour voir ce qui fonctionne et si l’effet dure.
Je veux partager ce que je sais.
Je veux aider les personnes qui souffrent aujourd’hui à éviter le burn-out.
Je veux aussi aider les personnes qui sont à l’arrêt, pour épuisement professionnel ou pour burn-out, à en sortir durablement. Je veux leur donner les clés pour ne pas retomber.
Recette d’un cocktail émotionnel – un peu amer
Alors 13 millions de personnes, ça fait du monde à aider.
Ca fait surtout énormément de personnes qui souffrent et qui ont besoin d’aide. D’où ma tristesse.
Ca fait énormément de personnes que l’on renvoie à :
« Vous avez un problème de santé mentale » – en gros, le problème c’est vous ;
et/ou « Vous avez besoin de vous reconvertir » – en gros, le problème c’est votre métier ou votre âge ;
et/ou « Vous devez vous améliorer » – en gros, votre version de vous-même laisse à désirer.
Ca vous parle ? Vous l’avez déjà entendu ou vous vous l’êtes déjà dit ?
Et ça provoque quelles émotions en vous ?
Moi, ça me met en colère, vraiment très en colère.
Et lorsque je considère mes propres limites et blocages à me rendre visible, à vendre mes services, et à m’engager à nouveau dans des sujets lourds qui m’ont déjà coûté très cher, le désespoir arrive.
Et avec lui, la culpabilité de ne pas y arriver, la honte de ne pas être à la hauteur.
Les émotions désagréables sont nos signaux d’alerte
Pourtant, aujourd’hui je vais bien : j’ai beaucoup de chance.
J’ai toujours le même travail, la même ambiance toxique, les mêmes collègues qui ne vont pas bien. Je les aide chaque fois qu’ils me sollicitent. Une discussion à la machine à café suffit parfois à soulager durablement.
Pour autant, j’éprouve régulièrement des émotions que certains qualifient de « négatives ». Et je refuse l’injonction à toujours « positiver ».
Certains jours, certaines situations me plombent. Comme la réalité décrite par cet article. Et mes émotions m’aident à identifier où j’ai besoin d’agir, et comment je peux agir de manière juste pour moi et pour les autres.
Quelques constats très précieux quand on va mal
Alors si vous vous sentez mal au travail, que vous vous reconnaissiez ou non dans le terme « détresse psychologique », retenez bien ceci :
Vous n’êtes pas seul.e, vous êtes 13 millions.
Vous n’êtes pas le problème, mais le symptôme d’une organisation malade.
Vous n’êtes pas obligé.e de vous reconvertir, mais vous devrez remettre en question quelques croyances.
Parfois, il suffit d’un échange pour aller mieux, durablement.
Et si vous souhaitez devenir thérapeute pour soigner les autres avant de vous écouter vous-même, vous risquez la rechute.
Dans tous les cas, c’est vous qui voyez.
Si vous êtes intéressé.e par un échange individuel en ligne, écrivez-moi à : bonjour@imagine-demain.fr ou via la page contact.
Et surtout, écoutez-vous : votre corps et vos émotions vous parlent, ils savent ce dont vous avez VRAIMENT besoin.






